L’ONU vote 7 résolutions discriminant Israël

Une commission de l’Assemblée générale des Nations Unies a adopté une résolution qui fait référence au Mont du Temple de Jérusalem sous le nom de l’Esplanade des Mosquées, dans le texte en français, et uniquement sous son nom musulman de Haram al-Sharif dans le texte en anglais. Il s’agit de l’une des sept résolutions adoptées au début du mois qui critiquent ou condamnent Israël, sur un total de 17 attendues d’ici décembre.

L’ONU a fait preuve de mépris envers le judaïsme et le christianisme en adoptant une résolution qui ne mentionne pas le nom du Mont du Temple, site le plus saint du judaïsme, et sacré pour tous ceux qui respectent la Bible, où l’ancien Temple était d’une importance fondamentale.

Un des autres textes condamne Israël pour “mesures répressives” contre les citoyens syriens du plateau du Golan ; un autre renouvelle le mandat de l’Office de secours et de travaux des Nations unies (UNRWA), agence corrompue ;  tandis qu’un autre renouvelle le mandat du “comité spécial des Nations unies chargé d’enquêter sur les pratiques israéliennes affectant les droits de l’homme du peuple palestinien et des autres Arabes des territoires occupés”. (Cliquez ici pour les textes et les feuilles de vote).

Les 193 États membres de l’ONU font tous partie de la Commission « politiques spéciales et décolonisation », ou Quatrième Commission, qui adopte chaque année les textes à une large majorité. Les votes sont répétés en décembre lorsque la plénière de l’AG ratifie officiellement les textes.

Cet assaut de l’ONU contre Israël, mené avec une ribambelle de résolutions unilatérales, est hallucinant. Deux semaines seulement après que le groupe terroriste du Djihad islamique palestinien a attaqué des civils israéliens en lançant des roquettes depuis Gaza, dans un silence consternant de la part de l’Assemblée générale et du Conseil des droits de l’homme des Nations unies, l’organe mondial a ajouté l’insulte à la blessure en adoptant sept résolutions biaisées, dont le seul but est de diaboliser l’État juif.

Alors que la France, l’Allemagne, la Suède et d’autres États de l’UE soutiendront probablement la plupart des 17 résolutions qui devraient être adoptées contre Israël d’ici décembre, ces mêmes nations européennes n’ont pas présenté une seule résolution sur la situation des droits de l’homme en Chine, au Venezuela, en Arabie saoudite, à Cuba, en Turquie, au Pakistan, au Viêt Nam, en Algérie ou dans 175 autres pays.

Trois des résolutions adoptées concernent l’UNRWA – mais aucune ne mentionne que le chef de l’agence a été licencié l’année dernière après que la direction générale se soit engagée dans ce que la propre enquête interne de l’ONU a décrit comme “une inconduite sexuelle, du népotisme, des représailles, de la discrimination et d’autres abus d’autorité, pour un gain personnel”. Tous les États de l’UE sont complices de cette conspiration du silence qui favorise la culture de l’impunité à l’UNRWA.

L’une des résolutions – rédigée et coparrainée par la Syrie – condamne à tort Israël pour ses “mesures répressives” contre les citoyens syriens sur le plateau du Golan. Ce n’est que le dernier acte en date du théâtre de l’absurde opéré par les Nations unies.

La résolution condamne Israël pour être installé sur le plateau du Golan, et exige effectivement qu’Israël remette la région et son peuple à la Syrie. Après que le régime syrien a tué un demi-million de ses propres citoyens, comment l’ONU peut-elle demander que davantage de personnes soient livrées au régime d’Assad ? Le texte est moralement répréhensible et logiquement absurde.

Toutes ces résolutions prétendent se soucier des Palestiniens, mais l’ONU ne mentionne pas que plus de 3 000 Palestiniens ont été massacrés, mutilés et expulsés par les forces d’Assad.

Cette comédie de l’Assemblée générale met en évidence un simple fait : la majorité automatique de l’ONU n’a aucun intérêt à aider réellement les Palestiniens, ni à protéger les droits de l’homme de qui que ce soit ; le but de ces condamnations incessantes et unilatérales est de faire d’Israël un bouc émissaire.

L’attaque plus que disproportionnée de l’ONU contre l’État juif met à mal la crédibilité institutionnelle de ce qui est censé être un organe international impartial. La politisation et la sélectivité nuisent à sa mission fondatrice, érodant la promesse de la Charte des Nations unies d’un traitement égal à toutes les nations, grandes et petites.

Comment agir

UN Watch a crée une base de données en ligne qui documente le parti pris des Nations unies contre Israël et contient des pétitions en plusieurs langues, exhortant les gouvernements de différents pays à voter contre la discrimination et ainsi cesser d’encourager la subversion des principes de la Charte des Nations unies, tels que la promesse d’un traitement égal pour toutes les nations, grandes et petites.

Les pays de l’UE manquent à leur promesse de s’opposer à la partialité des Nations unies

Le vote de pays comme l’Allemagne et les Pays-Bas contraste fortement avec les promesses faites par leurs gouvernements.

L’année dernière, après que 155 députés allemands aient appelé leur gouvernement à s’opposer aux “initiatives et alliances d’États membres anti-israéliens à motivation politique” au sein des Nations unies, le ministre allemand des affaires étrangères, Heiko Maas, a dénoncé le parti pris des Nations unies contre Israël et s’est engagé à s’opposer à “toute tentative d’isoler ou de délégitimer Israël” dans les organes des Nations unies.

De même, après que le parlement néerlandais ait décidé de “s’opposer activement aux organismes de l’ONU qui consacrent une attention disproportionnée à Israël”, le ministre néerlandais des affaires étrangères a déclaré l’année dernière que les Pays-Bas “s’efforceraient activement de lutter contre l’attention disproportionnée” portée à Israël au sein de l’ONU.

Pourtant, les deux pays ont voté comme à leur habitude, discriminant ainsi l’État juif, comme l’ont fait la plupart des autres États de européens.

Cliquez ici pour mettre fin à cette discrimination.

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