L'UNESCO sur le point de remettre en question le lien entre les Juifs et le Mur des Lamentations avec un projet de résolution arabe

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26 Apr 2005, JERUSALEM, Israel --- Ultra-Orthodox Jewish men pray during Passover prayers at the Western Wall in Jerusalem's Old City April 26, 2005. --- Image by © OLEG POPOV/Reuters/Corbis
Le 26 avril 2005, JERUSALEM, Israël — Des juifs prient pendant la pâque au Kotel dans la vieille ville de jérusalem. © oleg popov reuters / corbis

Genève, le 10 juillet 2016 —United Nations Watch, une organisation de surveillance siégeant à Genève, s’inquiète aujourd’hui que l’UNESCO puisse alimenter l’incitation à la haine et à la violence contre les juifs, ainsi que le déni croissant des droits réligieux et culturels des Juifs par les Palestiniens, en adoptant un projet de résolution arabe qui nie le lien des Juifs au Mur des Lamentations et au Mont du Temple.

Ce projet de résolution sur la vieille ville de Jérusalem co-écrit par les Jordaniens et les Palestiniens, a été présenté aux  21 membres du Comité du patrimoine mondial, lequel se réunira au cours des 10 prochains jours à Istanbul, pour sa 40ème session annuelle.

“Cette résolution provocatrice risque de justifier et d’encourager la vague d’attaques au couteau et de fusillades palestinienne à Jérusalem et ailleurs en Israël, déclenchée par de fausses allégations au sujet d’Israël accusé de préparer la dégradation de sanctuaires musulmans” a déclaré Hillel Neuer, directeur exécutif de United Nations Watch.

En septembre, c’est avec le cri de guerre “La mosquée Al-Aqsa est en danger” que l’incitation par le Fatah, le Hamas et le Jihad islamique avait suscité une vague d’attaques terroristes en Israël, à commencer par le Mont du Temple et Jérusalem est, faisant un bilan d’au moins 40 morts et plus de 500 blessés. Les attaques palestiniennes se résument à 155 attaques au couteau, 96 fusillades, 45 attaques à la voiture bélier, et une explosion de bus.

Le projet soumis à l’UNESCO comprend les anomalies de langage suivantes :

  • La résolution fait référence à 10 reprises à Al-Haram Al-Sharif, soit l’utilisation d’un terme strictement islamique désignant le Mont du Temple, sans mentionner une seule fois qu’il s’agit du lieu le plus saint dans le judaïsme. Ceci fait partie d’une plus grande campagne propre à l’ONU, et plus particulièrement à l’UNESCO, qui consiste à islamiser les sites qui appartiennent historiquement à d’autres croyances.
  • La proposition de projet de cette année est encore plus extrême que la résolution adoptée en 2015. La nouvelle version mentionne, à trois reprises, le terme islamique Buraq Plaza (Place du Bouraq) et met entre guillemets le nom correspondant “Western Wall Plaza” (Place du Mur des Lamentations), impliquant un scepticisme ou de l’incrédulité concernant le lieu le plus sacré pour des fidèles juifs depuis plus de deux mille ans du au lien entre ce mur antique et le Saint Temple Juif détruit en l’an 70. La résolution de l’an dernier cherchait elle aussi à réduire ce lien en mettant le nom Mur des Lamentations entre parenthèses après le terme islamique. Cependant l’utilisation des guillemets intensifie ce négationnisme qu’avait promu Yasser Arafat lors des négociations de Camp David, et qui continue au travers des déclarations de l’Autorité Palestinienne.
  • Israël, auquel il est fait référence en tant que “puissance occupante” à Jérusalem, est appelée à restaurer “le status quo historique“, le terme “historique”, lequel n’apparaissait pas dans la résolution de l’année dernière, impliquant qu’il y a eu des changements depuis 1967.
  • Le tram de Jérusalem, emprunté au quotidien par des milliers de résidents arabes entre autres, est quant à lui accusé d’avoir un “effet néfaste” sur “l’intégrité visuelle” et le “caractère authentique” de l’enceinte de la vieille ville de Jérusalem — même si les rails suivent une route qui existait déjà et ne fait que faciliter le transport de visiteurs de toutes les nuances religieuses.

Les 21 membres du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO sont les suivants: l’Angola, l’Azerbaïdjan, le Burkina Faso, la Croatie, Cuba, la Finlande, l’Indonésie, la Jamaïque, le Kazakhstan, le Koweït, le Liban, le Pérou, les Philippines, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, la Tunisie, la Turquie, la Tanzanie, le Vietnam, et le Zimbabwe.

L’UNESCO et Israël

L’UNESCO est probablement la plus anti-israëlienne de toutes les agences de l’ONU. Au cours d’une année type, les organes délibérants de l’organisation condamneront Israël à 10 reprises ou plus, sans critiquer aucun autre pays au monde.

Par exemple :

  • En 2009, l’UNESCO a adopté 10 décisions contre Israël (huit lors des sessions 181 et 182 du Conseil exécutif, et deux lors de la 35ème Session de la Conférence générale).
  • En 2010, l’UNESCO a adopté 10 décisions contre Israël lors des sessions 184 et 185 du Conseil exécutif.
  • En 2011, l’UNESCO a de nouveau adopté 10 décisions contre Israël lors des sessions 186 et 187 du Conseil exécutif, et deux résolutions contre Israël lors de la 36ème session de la Conférence générale.

Pendant cette même période, l’examen par UN Watch de toutes les décisions du Conseil exécutif et des résolutions des Conférences générales de l’UNESCO révèle que pas un seul autre pays au monde n’a été condamné ne serait-ce qu’une seule fois.