Représentant palestinien: Abbas se refuse à mentionner le terme « Mont du Temple » à l'UNESCO par crainte de Daesh

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GENÈVE, le 15 juillet 2016 – Le
Président palestinien, Mahmoud Abbas, refuse d’inclure, dans une résolution de l’UNESCO, tout terme non islamique décrivant le Mont du Temple de Jérusalem, de peur que lui-même et le roi Abdallah de Jordanie ne soient ciblés par Daesh, selon l’ambassadeur d’Israël à l’UNESCO à Paris. (Voir l’histoire ci-dessous.)

Israël a exprimé son extrême inquiétude sur le projet de résolution révisé par des membres de l’UE lors d’une session du Comité du patrimoine mondial de l’UNESCO, actuellement réuni à Istanbul. Le porte-parole du Ministère des Affaires étrangères, Emmanuel Nahshon, a déclaré qu’il serait «fou» pour les États de l’UE qui font partie des 21 membres du comité, à savoir la Pologne, le Portugal, la Croatie et la Finlande, d’accepter un texte qui « nie la Jérusalem juive » et le Mont du Temple, ce faisant niant les « les racines chrétiennes de l’Europe ».

Dans une déclaration du Ministère des Affaires étrangères, Israël a exprimé sa « préoccupation vis-à-vis de l’intention de l’Union européenne de proposer un projet de résolution qui nie le lien entre le peuple Juif et le Mont du Temple à Jérusalem, soit le lieu le plus sacré du judaïsme.”
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« La résolution de l’UE servirait comme une alternative au projet de résolution proposé par les Palestiniens », mais « la proposition de l’UE n’est que la suite de multiples tentatives de nier les profonds liens historiques et religieux du peuple Juif avec le Mont du Temple. »
« Et cela malgré les excuses et l’aveu de la France qui a reconnu qu’elle a commis une erreur en approuvant la décision, en avril, du Conseil exécutif de l’UNESCO qui affirme que le Mont du Temple n’est un site sacré que pour les Musulmans. »  (Voir ci-dessous pour en savoir plus sur la France.)
« Ils doivent revenir à la raison! » a écrit le porte-parole Nahshon sur Twitter.


Représentant palestinien: Abbas ne souhaite pas mentionner l’expression « Mont du Temple » par crainte de Daesh
Mounir Anastas
Le délégué palestinien à l’UNESCO Mounir Anastase a avoué que Mahmoud Abbas ne peut pas prononcer l’expression « Mont du Temple » par crainte de l’État Islamique.
L’ambassadeur d’Israël auprès de l’UNESCO, Carmel Shama Hacohen, présent à la réunion de l’UNESCO à Istanbul, qui mène la campagne contre l’initiative européenne, a été cité par Ynet comme suit: « Bien que l’Euro de football soit terminé, l’UE est clairement hors-jeu; au lieu de se concentrer sur ses défis, elle va peut-être ajouter de l’huile sur le feu dans une région qui a déjà sa part de conflits. Le consensus européen pour rompre le lien entre les Juifs et le Mont du Temple atteint un nouveau record d’hypocrisie. »
Au cours des discussions, a rapporté Ynet, l’Ambassadeur Shama Hohen a demandé au délégué palestinien, Mounir Anastas, pourquoi les Palestiniens ne sont pas prêts à reconnaître le lien du peuple juif au Mont du Temple et accepter le terme « Mont du Temple » dans la résolution, aux côtés de l’expression arabe « Haram al-Sharif ».
Anastas a répondu, selon Ynet, que si les Palestiniens devaient reconnaître le Mont du Temple, le Président palestinien Mahmoud Abbas et le roi Abdallah de Jordanie deviendraient la cible prioritaire de l’Etat Islamique.
Shama Hacohen a ajouté que « le lien historique du peuple juif au Mont du Temple n’est pas soumis aux souhaits ni aux menaces de l’État Islamique, tout comme il n’est ni soumis à la volonté ni aux décisions des pays étrangers et des organisations internationales. »
« Les Palestiniens et les Jordaniens devraient remercier Dieu pour la souveraineté israélienne sur le Mont du Temple, souveraineté qui assure, et pour eux et pour ce lieu, la liberté religieuse totale, et une protection absolue contre l’État Islamique, et contre la destruction qu’il sème sur les sites du patrimoine culturel et religieux dans l’ensemble du Moyen-Orient. »

Le projet jordano-palestinienne nie les liens du judaïsme avec Jérusalem

Un projet jordano-palestinien a cité à dix reprises « Al-Haram Al-Sharif », le terme islamique pour le Mont du Temple, sans mentionner une seule fois qu’il s’agit du site le plus sacré dans le judaïsme et ce depuis des milliers d’années.
La France a soutenu une résolution similaire, adoptée par le conseil exécutif de l’UNESCO en Avril, mais après un tollé, plusieurs de ses dirigeants ont exprimé leurs regrets. Le Président François Hollande a promis d’être « vigilant » lors de la prochaine résolution, et d’affirmer l’importance conjointe des lieux saints. Le Brésil a également exprimé des regrets. À présent, c’est l’occasion pour les deux pays, qui exercent une certaine influence, malgré le fait de ne pas faire partie du comité, de jouer un rôle positif à Istanbul.
Les États arabes peuvent espérer un soutien automatique de 11 des 21 membres du comité. Six d’entre eux, à savoir Cuba, l’Indonésie, le Koweït, le Liban, la Tunisie et le Zimbabwe, sont à peu près certains de soutenir les Palestiniens, et cinq autres -les Philippines, la Jamaïque, la Turquie, le Kazakhstan et l’Azerbaïdjan-, sont susceptibles d’en faire de même.
D’autre part, on espérait que la Croatie, la Finlande, la Pologne, le Portugal, la Corée du Sud, et la Tanzanie adopteraient une position plus équilibrée, tout comme l’Angola, le Burkina Faso, le Pérou et le Vietnam auraient peut-être pu le faire.
Cliquez ici pour voir la vidéo d’Hillel Neuer, directeur exécutif de UN Watch, interviewé chez i24 News au sujet de la résolution niant les liens du judaïsme à Jérusalem.

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Après le Vote à l’UNESCO en avril, les dirigeants français ont eux-mêmes critiqué leur propre position


Ci-dessus: Le Premier ministre Manuel Valls, le Président François Hollande, et le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve 

  • Après la résolution d’avril à l’UNESCO qui a effectivement nié les liens du judaïsme avec Jérusalem, le Premier ministre israélien Benjamin Netanyahu a réprimandé le Président François Hollande pour le soutien à la résolution par la France, indiquant qu’il s’agissait d’un obstacle qui empêcherait Israël d’approuver une conférence internationale sur le conflit israélo-palestinien dirigée par les Français.
  • Dans un rare retournement, les dirigeants français ont ensuite critiqué le vote de leur propre gouvernement. Le président François Hollande a indiqué qu’il sera «vigilant» en veillant à ce que le texte suivant sur ce sujet, prévu en Octobre, sera sans équivoque dans son affirmation de l’importance partagée des lieux saints.
  • Le Premier ministre Manuel Valls  a critiqué plus fortement encore la résolution, en disant: « Il y a dans cette résolution de l’UNESCO des formulations malheureuses, maladroites, qui heurtent et qui auraient dû être incontestablement évitées, comme ce vote. »
  • Le ministre de l’Intérieur Bernard Cazeneuve a également critiqué le vote de la France lors d’une réunion organisée à Paris par le CRIF, le groupe de coordination des communautés juives de France, où il a déclaré que sa position n’est « pas une position de soutien ». Et de renchérir: « [la résolution] n’aurait pas du être adoptée », ajoutant qu’elle « n’était pas rédigée comme elle devrait l’être », a rapporté le journal Le Figaro.