UN Watch et 70 ONG accréditées à l’ONU déposent une plainte contre le Hamas et l’AP pour défendre l’activiste pacifiste de Gaza

En prévision d’un débat sur la détention arbitraire qui se tiendra la semaine du 21 septembre à l’ONU, une coalition de 70 ONG dirigée par UN Watch a annoncé mercredi – comme l’a rapporté l’Agence France Presse – qu’elle avait déposé une plainte légale auprès des Nations Unies pour exiger la libération de Rami Aman, militant pacifiste palestinien à Gaza. Rami Aman est emprisonné par le Hamas pour avoir organisé un appel vidéo Zoom entre des militants pacifistes israéliens et palestiniens. Il est maintenant confronté à un danger accru en raison des craintes de propagation du coronavirus en prison à Gaza.

La plainte déposée auprès du Groupe de travail des Nations Unies sur la détention arbitraire, un tribunal indépendant composé de cinq experts, a été soumise par UN Watch dans le cadre d’une coalition interrégionale de plus de 70 organisations non gouvernementales accréditées par les Nations Unies et provenant de nombreux pays, dont le Bangladesh, la Belgique, le Brésil, le Canada, la France, l’Allemagne, le Ghana, l’Inde, le Japon, le Nigeria, le Maroc, le Pakistan, la Suisse et les États-Unis, (liste des ONG en annexe à la plainte).

Les ONG ont l’intention de soulever le cas de Rami Aman au Conseil des droits de l’Homme des Nations Unies la semaine prochaine, lorsque le groupe de travail sur la détention arbitraire se présentera devant les 47 pays réunis en plénière pour un dialogue interactif le 21 septembre.

Les décisions des experts de l’ONU ne sont pas juridiquement contraignantes, mais sont citées par des juges du monde entier et exercent une pression sur les gouvernements afin qu’ils libèrent les personnes qui ont été emprisonnées sans procédure régulière.

L’arrestation ainsi que la détention arbitraires et illégales de M. Aman par le Hamas pour le crime de “normalisation” font partie d’un schéma de répression et d’intimidation à l’encontre des dissidents qui osent s’exprimer contre le régime autoritaire”, a déclaré Hillel Neuer, directeur du groupe suisse de défense des droits de l’Homme UN Watch, l’un des 70 signataires de l’appel.

“Notre plainte vise à tenir le Hamas et l’Autorité palestinienne, qui revendique la juridiction à Gaza, responsables de l’emprisonnement injustifié de M. Aman, une violation du droit international et de ses droits humains universels”.

“Nous espérons que lors du débat de la semaine prochaine à l’ONU, des pays comme le Canada, la France, l’Allemagne, le Royaume-Uni et d’autres démocraties prendront la parole pour réclamer la libération de Rami Aman.”

Le mois dernier, UN Watch a publié un éditorial dans le magazine Newsweek, exhortant la communauté internationale à s’exprimer.

Lisez la plainte en entier.

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