Une nouvelle loi américaine fait pression sur l’ONU afin de mettre un terme aux abus sexuels par les gardiens de la paix

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UN Watch salue les efforts renouvelés du Congrès des Etats-Unis pour faire pression sur l’ONU afin de mettre un terme aux atroces abus sexuels permanents d’enfants vulnérables par des gardiens de la paix de l’ONU. Ci-dessous le communiqué de presse par le Government Accountability Project (GAP), l’organisation de protection et de défense des lanceurs d’alerte aux Etats-Unis.


Les lanceurs d’alerte de l’ONU appuient le lancement d’un projet de loi destiné à mettre un terme aux abus sexuels par les gardiens de la paix de l’ONU.
Bea Edwards, le 29 avril 2016
Aujourd’hui, les Sénateurs américains Bob Corker (républicain, Tennessee) et Ben Cardin (démocrate, Maryland), respectivement président et membre haut-placé du Comité des Affaires Etrangères du Sénat des Etats-Unis, ont annoncé le passage en comité de l’Authorization Act de 2017 du Ministère des Affaires Etrangères américain. Cette législation bipartite exige que les dirigeants américains aux Nations Unies (O.N.U.) mettent un terme aux abus sexuels et à l’exploitation par les gardiens de la paix et protègent les lanceurs d’alerte.
La cliente du GAP Miranda Brown a largement contribué à porter ces deux questions à l’attention du Comité du Sénat. Lanceuse d’alerte auprès de l’ONU, elle a perdu son poste au Bureau du Haut-Commissariat des Nations Unies aux Droits de l’Homme (OHCHR) après avoir révélé les abus sexuels sur des enfants par des gardiens de la paix et les intenses représailles contre le haut fonctionnaire au OHCHR qui a le premier essayé d’intervenir sur la question des abus sur des enfants par des gardiens de la paix en République centrafricaine.
L’on n’insistera pas suffisamment sur l’importance du rôle des lanceurs d’alerte dans cette affaire. Il n’est pas certain que le problème courant des abus sexuels et de l’exploitation des femmes et des enfants par des gardiens de la paix ait jamais vu le jour sans les révélations d’au moins trois lanceurs d’alerte. Dans le climat actuel de suspicion et de représailles à l’ONU, ces trois lanceurs d’alerte en ont payé le prix. GAP cherche a remédier aux représailles dont ils ont souffert, et le Comité des Affaires Etrangères du Sénat fut leur fervent défenseur pendant cette douloureuse période.
Pour plus d’informations: http://www.foreign.senate.gov/press/chair/release/corker-cardin-state-department-authorization-bill-for-2017-passes-committee