PRESS RELEASE

48-page study disproves “inflated claims” of Arbour critics and defenders

Geneva, August 4, 2008 — A new study on Louise Arbour’s performance as UN rights chief gives her mixed reviews on confronting violators, and urges her replacement, Navanethem Pillay, to adopt a stronger approach toward UN heavyweights such as China, Russia and Egypt. The Right to Name and Shame, a 48-page report by UN Watch, a human rights NGO in Geneva that monitors the United Nations, was presented today at the inaugural meeting of the UN Human Rights Council’s expert advisors. The report is the first to scrutinize the tenure of a UN high commissioner for human rights. Click Here for Full Report: “The Right to Name and Shame”

 

“Critics and defenders of Arbour’s record seem to agree on one thing: the best measure of her success as High Commissioner is the degree to which she properly criticized countries that violate human rights,” said UN Watch executive director Hillel Neuer, who oversaw the report.

“Bearing neither the power of the purse nor of the sword, the UN’s top human rights official must make use of her unique bully pulpit to name and shame violators, throwing a spotlight on their abuses,” said Neuer.

How Arbour carried out this mission is thoroughly analyzed in the UN Watch’s report. The first part examines every one of her official UN statements issued in 2007 and 2008, measuring Arbour’s criticisms of countries. The second part is an in-depth analysis of Arbour’s approach toward selected regions.

The statistics will surprise critics in the U.S. Congress who accused Arbour of “spend[ing] her time condemning democracies and defending tyrants.” The report shows that, in her UN statements during 2007 and 2008, Arbour criticized 40 different countries, many of them ruled by non-democratic regimes. Out of 79 critical statements, only 10 were directed at countries rated as free by Freedom House, like Canada, Italy and Japan. The other 69 were directed at countries with poor human rights records, including Angola, Cambodia, and Zimbabwe.

Defenders of Arbour’s record may be equally surprised. Contrary to claims that Arbour “routinely singled out” China and Russia “for fierce criticism,” the UN Watch report shows that, in her official statements over 2007 and 2008, Arbour criticized China only once—and that she never said a word about Russia, where democracy has severely deteriorated.

 

In a March 2008 interview with the Washington Post, Arbour acknowledged using a softer approach on both countries — who wield great power at the UN — saying she chose a strategy of private engagement “that is likely to yield some positive results” over one that “would make me and a lot of others feel good.” As a U.N. official, the Post interview related, “[Arbour] was constrained by the reality of the organization’s power centers, including China, Russia and the Group of 77, a bloc of more than 130 developing countries. In that context, she said, ‘naming and shaming is a loser’s game.’”

“Indeed, the report’s most disturbing findings,” said Neuer, “are that in the period examined, Arbour published no statements at all for victims in 153 countries—places where human rights range from poor to appalling, including Algeria, Bangladesh, Belarus, Libya, North Korea, Saudi Arabia, Syria, Viet Nam and Yemen. Arbour’s oft-repeated mantra was the fight against impunity. The reality, though, is that, despite Arbour’s other accomplishments, many serial abusers were granted effective impunity.”

Beyond the statistics, the report features a qualitative assessment of Arbour’s treatment of selected regions, giving her high grades for taking on Sudan and Myanmar. Arbour rightly held the U.S. accountable for violations in Iraq and elsewhere, according to the report, but her methods may have been counter-productive, including her filing of legal briefs in U.S. and Iraqi court proceedings, an intervention that she used for no other country.

In the Middle East, the report found that Arbour spoke out against Iran’s violations of women’s rights and its executions. However, unlike other high UN officials, she failed to address President Ahmadinejad’s Holocaust denial and calls to eliminate Israel. “By contrast,” said Neuer, “Arbour did issue statements about perceived offenses to Islam, unintentionally encouraging the Islamic states’ campaign at the UN to curb freedom of speech.”

On the Arab-Israel conflict, while Arbour’s approach could not be compared to that of the Arab-dominated Human Rights Council, whose resolutions have justified Hamas and Hezbollah terrorism, her statements were disproportionately weighted against Israel. Arbour rarely if ever criticized Egypt, Saudi Arabia, Syria or other countries in the Middle East with highly problematic records.

“There is no magic formula for how to criticize countries,” said Neuer. “As the new high commissioner, Pillay should do her utmost to ensure that situations of gross violations around the world do not go ignored. To balance the selectivity and politicization that is undermining the Human Rights Council, Pillay must take advantage of her independence to assert a universal approach based instead on objective human rights standards.”

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Le droit de nommer et humilier

Une analyse du bilan de Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l’Homme sortant, et recommendations pour la nouvelle chef des droits de l’Homme à l’ONU, Navanethem Pillay

Genève, le 4 aout 2008 — Aujourdh’hui, UN Watch a publié son rapport sur le bilan du mandat de Louise Arbour, Haut Commissaire aux droits de l’Homme sortant. Pour lire l’integralité du rapport en anglais, cliquez ici.

Sommaire Exécutif

La nomination de Navanethem Pillay au poste très convoité de Haut Commissaire pour les droits de l’Homme de l’ONU représente une occasion unique de réfléchir sur les exigences, les responsabilités et priorités qui découlent de ce poste international, un poste qui se trouve au premier plan de la lutte en faveur des droits individuels garantis pour tous.

Ce rapport de UN Watch présente le tout premier examen du mandat, quelque peu controversé, de la Haut Commissaire Louise Arbour, qui vient de s’achever. En examinant minutieusement le passé récent, le rapport dresse des leçons pour le futur et propose ainsi des recommandations concrètes adressées à la nouvelle Haut Commissaire Pillay.

Notre examen du bilan de Mme. Arbour se concentre sur ses déclarations officielles qui exposent les violations des droits de l’Homme commis par différents Etats. Cette méthode est un moyen significatif de mesurer la performance de la Haut Commissaire sortant, un moyen reconnu à la fois par les détracteurs et les supporters de Louise Arbour. En passant en revue toutes les déclarations officielles de l’ancienne chef des droits de l’Homme en 2007 et 2008 publiées sur le site de l’ONU, le rapport réfute certaines des revendications les plus ardentes faites par, à la fois ses défendeurs et ses critiques.

Le rapport (cf. tableaux 1 et 2) répertorie toutes les critiques formulées par Arbour en 2007 et 2008 concernant différents pays. Ces déclarations, telles qu’elles figurent sur le site Internet de l’ONU sous la forme de communiqués de presse, de discours prononcés au Conseil des droits de l’Homme ou lors de conférences publiques, de rapports, et de mémoires juridiques amicus curiae, représentent un vaste échantillon représentatif de son mandat général.

Après chaque déclaration, les principales critiques exprimées par Arbour sont analysées. Elles sont ensuite répertoriées selon qu’il s’agisse de critiques fortes, modérées ou faibles, et sont accompagnées de remarques supplémentaires le cas échéant. Le rapport énumère également les situations dans des pays spécifiques qu’Arbour n’a pas abordées durant cette période (cf. tableau 3).

D’une part, les données ainsi récoltées réfutent les allégations de certaines critiques qui affirment qu’Arbour a consacré la plupart de son temps à condamner les démocraties plutôt que les tyrans. Pendant la période examinée, Arbour a critiqué 39 pays différents, tels que le Sri Lanka, le Myanmar (anciennement la Birmanie), le Pakistan, le Soudan ou encore le Zimbabwe. Sur 79 de ses critiques officielles des pays, 10 critiques seulement ont condamné les démocraties libres. L’étude montre qu’Arbour s’est avérée être une fervente avocate militant en faveur de l’adoption de standards internationaux des droits de l’Homme. Le rapport révèle également qu’elle a témoigné en faveur de nombreuses victimes à travers le monde.

D’autre part, le rapport réfute aussi les allégations exagérées provenant de beaucoup de ses supporters. Les affirmations selon lesquelles Arbour aurait régulièrement vivement critiqué la Chine et la Russie ne sont pas fondées. Au contraire, un examen minutieux de toutes les déclarations prononcées par Arbour dans le cadre de l’ONU en 2007 et 2008, montre qu’elle s’est abstenue de critiquer de nombreux pays, ces mêmes pays qui jouissent d’un pouvoir et d’une influence considérables au sein de l’ONU. Par exemple, elle a passé sous silence, ou n’est intervenue qu’une seule fois sur, les abus systématiques des droits de l’Homme perpétués par la Chine et la Russie, deux Etats influents, à la fois membres du Conseil de Sécurité et du Conseil des droits de l’Homme, ou encore les violations commises par l’Egypte, un pays qui exerce une influence colossale au sein du Conseil des droits de l’Homme grâce à sa position de leader du groupe africain, de la Ligue arabe, du groupe islamique et du groupe des non alignés.

De même, Arbour n’est intervenue qu’une seule et unique fois en faveur des victimes en Angola, au Tchad et au Kazakhstan, dont les systèmes mêmes rejettent les libertés civiles et politiques fondamentales.

Notre plus grande préoccupation, néanmoins, est qu’Arbour n’a publié aucune déclaration officielle sur la situation des droits de l’Homme dans 153 pays, dont de nombreux pays présentant de mauvais voire d’effroyables bilans en matière de droits de l’Homme, comme l’Algérie, le Bahreïn, le Bangladesh, la Biélorussie, le Burkina Faso, la Corée du Nord, le Gabon, la Jordanie, le Koweït, la Libye, l’Arabie Saoudite, la Syrie, le Viet Nam ou encore le Yémen.

Pour lire l’integralité du rapport en anglais, cliquez ici

Author

unwatch

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